Texte Libre

LA VOIX
DES COMMUNISTES
Tract supplément au journal du ROCML
Rassemblement d’Organisations Communistes Marxistes-Léninistes
CONSTRUISONS LE RAPPORT DE FORCE NECESSAIRE POUR IMPOSER LA REGULARISATION
DES PROLETAIRES SANS PAPIERS
Entre 3000 et 4000 travailleurs et travailleuses sans papiers sont en grève depuis le 12 octobre sur plusieurs dizaines de sites de la région parisienne. Leur volonté est simple : arracher au pouvoir politique leur régularisation et à leurs patrons des revendications liées à leur surexploitation.
Cette lutte est une lutte juste avec un enjeu de classe élevé. Le ROCML la soutient naturellement sans réserve.
La question urgente posée et à résoudre est celle du rapport des forces qui sont face à face : patronat et gouvernement d’un côté, travailleurs en grève et leurs soutiens syndicaux, associatifs et politiques de l’autre. Les grévistes et ceux qui les soutiennent parviendront-ils à construire un mouvement assez puissant pour que le gouvernement et les patrons soient obligés de céder et acceptent les revendications des grévistes ? C’est là la question. Toute autre considération ne peut que nuire au mouvement et doit être écartée.
Diverses forces sont actives autour de la grève : 5 syndicats (CGT,CFDT, Solidaires,FSU,UNSA), des associations (LDH, Cimade, RESF, Femmes-Egalité, Autremonde, Droits devant !), des organisations de travailleurs émigrés... Les Collectifs de Sans Papiers sont aussi concernés.
Toutes ces organisations n’ont pas les mêmes approches ou les même objectifs. Certaines même entretiennent entre elles des relations conflictuelles.
Le ROCML les appelle à mettre de côté ce qui les sépare et à mettre en avant l’intérêt supérieur qu’est celui des travailleurs grévistes. Cela veut dire qu’il faut travailler à l’unité de lutte de toutes les forces actives qui soutiennent la grève pour agir ensemble et non en ordre dispersé. Il faut réaliser un front unique de soutien aux grévistes sur la base de leurs revendications.
Cela veut dire aussi que les organisations qui ont une extension nationale ( syndicats, organisations politiques, associations, CSP…) doivent engager leurs militants à populariser et à étendre le mouvement partout en France. C’est une condition importante de la victoire et une étape décisive pour la régularisation collective de tous les sans papiers.
POUR L’EGALITE ET L’UNITE DES PROLETAIRES
Pour les communistes, le prolétariat est international. Qu’il soit blanc, noir, jaune ou métissé, quelle que soit son origine géographique, ethnique, nationale, culturelle, un prolétaire est égal à un autre prolétaire.
Quand une classe ouvrière est multi-nationale, comme c’est le cas en France, et dans d’ autres pays impérialistes, l’égalité des droits entre tous les travailleurs est un principe fondamental qui doit mobiliser constamment le mouvement ouvrier. Pour deux raisons : d’abord parce que les patrons utilisent la surexploitation des ouvriers les plus vulnérables, les émigrés sans papiers, pour accroître l’exploitation de l’autre partie, les ouvriers qui ont les droits légaux, et ensuite parce que l’égalité des droits est la condition de la cohésion et donc de la force dans le combat de toute la classe ouvrière contre la bourgeoisie.
Pour cette raison, nous combattons le chauvinisme et le communautarisme parce qu’ils divisent la classe ouvrière et affaiblissent sa force.
Le chauvinisme est une tare profonde qui affecte trop de travailleurs de « souche française » (ou qui se considèrent comme tels). Et ce fléau n’est pas suffisamment combattu par les organisations ouvrières.
Le communautarisme est souvent une réaction contre le chauvinisme. Mais ce n’est pas la solution.
Le chauvinisme (comme sa variante raciste) et le communautarisme se nourrissent l’un l’autre.
Ils sont impulsés et manipulés par les forces les plus obscures, les plus réactionnaires de la bourgeoisie pour opposer les travailleurs entre eux, pour dévoyer leurs révoltes, pour diviser et affaiblir la classe ouvrière dans son combat contre l’exploitation.
Les communistes du ROCML appellent les forces actives du mouvement des sans papiers et en général tous les travailleurs, à se démarquer et à écarter de leur action toutes formes de chauvinisme et de communautarisme.
VERS UNE SOCIETE QUI RESPECTE TOUS LES TRAVAILLEURS
Tout faire pour faire gagner le mouvement en cours depuis le 12 octobre : tel est l’ordre du jour !
Mais nous devons porter notre regard plus loin.
La régularisation des sans papiers en grève est le premier objectif à atteindre. Quand cet objectif sera atteint, une étape importante sera franchie, ouvrant la voie à la régularisation de tous les sans papiers résidant en France. Les travailleurs auront les mêmes droits et seront alors plus forts. Mais l’exploitation subsistera.
Tant que la bourgeoisie gardera le pouvoir économique et politique, elle inventera des plans crapuleux pour opposer les travailleurs « de souche française » aux travailleurs émigrés. La division, c’est son arme principale pour prolonger le plus longtemps possible le système capitaliste qui repose sur l’exploitation de l’homme par l’homme.
Les communistes, eux, travaillent pour renverser l’ordre économique et politique de la bourgeoisie. Il veulent détruire cet ordre pour le remplacer par le pouvoir de la classe ouvrière, pour édifier une société juste, sans racisme, fraternelle, dans laquelle on ne jugera plus un homme ou une femme sur son origine ou à la couleur de sa peau, mais sur ses qualités humaines mises au service de la société.
VICTOIRE POUR LES SANS PAPIERS EN GREVE !
REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS !
ARRET DES EXPULSIONS !
POUR UN DROIT DE RESIDENCE SANS CONDITIONS POUR LES TRAVAILLEURS EMIGRES ET LEURS FAMILLES !
POUR UNE SOCIETE DELIVREE DE L’OPPRESSION, DE L’EXPLOITATION ET DE TOUTES FORMES D’INEGALITES !
Le 22 octobre 2009
RASSEMBLEMENT D’ORGANISATIONS COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES (ROCML)
Adresse : Les Amis de Karl Marx BP 59 64340 BOUCAU CCML@laposte.net
24 octobre 1984 – 24 octobre 2009 : voici 25 ans que Georges Ibrahim Abdallah est enfermé dans les prisons françaises.
En 1982, l’Etat sioniste envahit le Liban. L’organisation de Georges Ibrahim Abdallah, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), mène la lutte contre l’agresseur et ses soutiens en Europe : l’attaché militaire à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris et le responsable du Mossad en France sont exécutés.
Accusé pour ces faits, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 au terme de nombreuses manipulations politico-judiciaires et avec l’aval du gouvernement étasunien de Reagan.
Comme les 11 000 prisonniers palestiniens en Palestine occupée, il est enfermé en tant que combattant de la lutte de libération nationale du peuple palestinien.
Libérable depuis 1999, il voit ses demandes de libération conditionnelle rejetées les unes après les autres. Le 5 mai 1999, sa énième demande de libération conditionnelle est de nouveau rejetée.
Les raisons de son maintien en détention sont clairement revendiquées par le gouvernement français. Dans une lettre adressée à la justice française par la Direction de la surveillance du territoire, on peut lire :
« Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire. »
La France en tant que puissance impérialiste et ancienne puissance tutélaire au « Proche Orient » estime de son intérêt de ne pas libérer un symbole du combat pour la libération complète du Liban. Oui, Georges Ibrahim Abdallah reste indéfectiblement un militant communiste anti-impérialiste. La libération de la Palestine reste pour lui un objectif toujours nécessaire et réalisable.
La fidélité à ses engagements demeure intacte en prison. Il continue à lutter derrière les barreaux pour ses droits et ceux des peuples en lutte pour leur libération. Pour exemple, en août 2002, en solidarité avec les prisonnières en grève de la faim détenues à Neve Tirza, il refuse de s’alimenter avec une dizaine d’autres prisonniers en France.
Pour les dirigeants français, Georges ne peut sortir que s’il abandonne la lutte et renie ses engagements. Il lui faut devenir un repenti. L’État français espère transformer sa libération en victoire politique. Devant le refus de Georges d’échanger sa liberté contre une trahison, il reste en prison.
Face à cet acharnement politico-judiciaire, nous devons amplifier le mouvement de solidarité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Nous devons obtenir la libération de cet otage du gouvernement français et refuser le chantage politique orchestré par les soutiens zélés du sionisme et de l’impérialisme.
RASSEMBLEMENT A PAU
SAMEDI 24 OCTOBRE 2009 – 14H00
DEVANT LE TRIBUNAL
Le mouvement des sans papiers connu comme le mouvement « des sans papiers de St. Bernard » suite à l’occupation le 28 juin, de l’église St Bernard, a certaines caractéristiques qui lui sont propres.
Premièrement ce mouvement est né en tant que le fruit et le résultat du mouvement ouvrier des années 1995-96. Ce mouvement a souligné le fait que les sans-papiers faisaient partie de la classe ouvrière française et à partir de cela a initié pour la première fois une campagne unitaire des syndicats (CGT, CFDT, FSU, UNSA) et d’autres associations contre les lois Pasqua le 4 avril 1996.
Malgré le soutien des syndicats à commencer par la CGT et d’autres associations, l’initiative des sans-papiers qui ont commencé une grève de la faim le 5 juillet, s’arrête après l’intervention musclée de la Police. Le 12 août Louis Viannet, alors secrétaire général de la CGT à cette époque, en soutenant les sans papiers souligne que les ouvriers immigrés et autochtones ont les mêmes intérêts de classe.
Le mouvement des sans-papiers est allé pour la première fois au-delà de la simple revendication pour obtenir des papiers, en mettant en même temps dans leur programme, la revendication de la libre circulation des capitaux.
Une manifestation de 20 000 participants est organisée le 21 août. Une telle participation pendant l’été, était particulièrement exceptionnelle en France.
Le mouvement des sans papiers est ainsi passé du domaine des droits de l’homme au domaine du conflit entre le travail et le capital. Le 23 août, la bourgeoisie qui ne supportait pas cette évolution du mouvement intervient pour tenter de le faire cesser en prenant comme prétexte la santé des grévistes de la faim. Une force de police et de CRS de près de 1500 hommes intervient à l’église St. Bernard, abattant la porte à coups de hache et expulsant 300 personnes.
Deuxièmement, l’autre particularité de ce mouvement a été la fondation du Comité National des Sans Papiers, le 20 juillet. Les autres comités étaient subordonnés à celui-ci.
Ainsi le mouvement des sans-papiers ne s’est pas arrêté après l’expulsion de l’église St. Bernard. L’agence BNP qui se trouvait au 32 rue fb. Poissonnière est occupée le 16 septembre 1996. Les sans papiers continuèrent leur lutte dans ce lieu presque pendant un an.
L’ACTIT a soutenu le mouvement des sans-papiers depuis 1991 et en est membre actif durant toute cette période. Les réunions hebdomadaires du comité de solidarité avec les sans-papiers de St. Bernard se tenaient au local de L’ACTIT situé à Paris Xème (Rue Gabriel Laumain).
Le premier juin 1997 le gouvernement Jospin soutenu par le PS, le PC et les verts est constitué. Le vote des lois dites Chevènement ne change rien à la situation, la majorité des travailleurs sans-papiers restèrent sans –papiers. Pendant cette période les débats portent sur le droit de libre circulation des ouvriers entre ceux qui revendiquaient des papiers pour tous et ceux qui soutiennent la position gouvernementale de régularisation cas par cas.
Pendant ces débats, des comités par ethnies ou par pays d’origine se sont formés malgré l’existence du comité national. L’ACTIT s’est opposée dés le début à cette tendance qui divisait les immigrés, affaiblissait le mouvement des sans papiers, et donc la revendication générale « des papiers pour tous ».
Malgré ces divergences L’ACTIT a toujours soutenu toutes les luttes légitimes des sans papiers même quand elles avançaient les revendications partielles des sans-papiers et continuera à l’avenir à les soutenir.
Aujourd’hui, face à l’état de division de la lutte des sans-papiers nous appelons à une lutte pour la régularisation globale et sans conditions de tous les sans- papiers autour d’un seul comité unitaire à l’échelle de la France. Il faut mettre en avant l’égalité des droits des ouvriers sans-papiers avec ceux de nationalité française ou ouvriers immigrés ayant leurs papiers, sans faire de distinction d’origine ethnique ou de nationalité.
Il faut chercher avec les syndicats et les autres associations de la classe ouvrière et sans rejeter aucun moyen de lutte, le chemin pour mettre fin à la souffrance que subissent les centaines de milliers de sans-papiers depuis des décennies, sous la surexploitation de ceux qui profitent de leur situation irrégulière, de la discrimination entre ouvriers étrangers/autochtones, de la division de la classe ouvrière entre ceux qui ont leurs papiers et ceux qui n’en ont pas, entre ceux qui sont syndiqués et ceux qui ne le sont pas.
Sans doute les principaux acteurs de cette lutte doivent être les sans papiers eux-mêmes. Néanmoins cette lutte doit être poursuivie avec les ouvriers qui ne veulent pas perdre leurs boulots, et en solidarité avec leurs luttes. Contre ceux qui exploitent au noir les sans-papiers et ceux qui veulent délocaliser les entreprises parce que la main d’œuvre coûte cher, et qui constituent une seule et même puissance.
Le but sera atteint si on cible les intérêts de la bourgeoisie et les intérêts des multinationales en élaborant une ligne de classe et en préservant l’unité de la lutte. Le fait que les grandes confédérations syndicales ne jouent pas correctement leur rôle, ne saurait être un prétexte pour les prendre comme les cibles de la lutte. Il faut cibler les politiques réactionnaires dont le champion est Sarkozy et non pas la CGT. Nous devons élaborer de nouveaux moyens de lutte contre les lois et les applications qui menacent les intérêts communs de tous les travailleurs y compris ceux qui sont immigrés.
La plupart des ouvriers sans papiers sont surtout dans les secteurs comme le bâtiment, le nettoiement, l’agriculture et la garde des enfants ou des personnes âgées. Nous devons chercher les moyens d’organisation dans ces secteurs surtout pour organiser les intérimaires et les femmes assistant les vieux ou les enfants. D’autre part il faut développer des revendications communes pour les sans-papiers, pour les chômeurs, pour les SDF, ainsi que pour les étudiants immigrés malgré le mode de vie instable de ces derniers. Les ouvriers sans-papiers ne doivent pas se contenter des déclarations de solidarité avec les ouvriers licenciés, mais doivent soutenir effectivement leurs luttes.
13 ans après l’expulsion des sans-papiers de l’église St. Bernard, il faut éviter la division et s’appliquer pour que cet anniversaire devienne un tournant de la lutte et pour que l’union soit à nouveau retrouvée.
Il faut que les syndicats organisent aussi les grèves des ouvriers sans-papiers et que les sans-papiers à leur tour, créent des comités au niveau départemental comme au niveau régional, pour unir leurs forces dispersées ; il est aussi indispensable de créer les moyens pour que les syndicats et les comités puissent agir ensemble et d’une manière centralisée.
A partir du mois de septembre nous devons quitter les domaines des luttes sectaires/ethniques pour passer aux domaines de luttes centralisées où pourront s’unir tous les sans-papiers à l’échelle nationale et que la lutte soit victorieuse.
Pour la régularisation globale de tous les sans-papiers !
ACTIT
Rappel des faits :
Imposé aux ostréiculteurs du bassin d’Arcachon par l’Europe il ya 5 ans, le test souris permet (en théorie) de déceler la présence de toxines nocives pour l’homme dans les huitres…
Il consiste à faire ingurgiter à des souris un concentré d’huitres. Si la souris meurt au bout de 24h, les huitres sont déclarées impropres à la consommation, dans le cas contraire, on les autorise à la vente.
En réalité, le test souris, est en train de détruire à la fois la profession d’ostréiculteur et le patrimoine de la région. En effet, ce test, qu’effectue l’IFREMER (l’Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer), n’a rien de fiable, il ne repose pas sur des données précises et vérifiables comme pour un test chimique. Comment peut ont interdire la vente des huitres en s’appuyant sur un seul et unique test ? Ce que veulent les ostréiculteurs du bassin c’est l’abandon du test souris et la mise en place de tests chimiques chiffrés et vérifiables.
D’autant plus que les ostréiculteurs d’Arcachon sont les seuls à subir un tel control, même les huîtres de Charente-Maritime ne subissent pas un aussi grand acharnement au niveau des tests. Une réelle inégalité existe donc bel et bien entre les différents centres…
Conséquences de cet acharnement :
A peu près 120 entreprises ostréicoles sur 271 sont menacées de fermeture. Et cela en raison des charges qui continuent à tomber tous les mois sur des ostréiculteurs sans revenus. Des familles entières seraient touchées par le chômage et la misère. D’autant plus que les années précédentes ont déjà vu la fermeture d’à peu près 15 entreprises. Des fermetures qui s’accompagnent d’une aggravation générale des conditions de vie des ostréiculteurs…
Depuis 3 ans, et face à cette situation catastrophique, le gouvernement ne fait rien et cela mal grès les coups de gueule répétés des ostréiculteurs… Même attitude chez certains maires de la région, comme celui d’Arcachon, ou de l’ancien préfet de Gironde qui n’ont pas bougé.
Ce que dénoncent les ostréiculteurs, c’est une volonté de détruire la profession et une partie du patrimoine du bassin d’Arcachon afin de favoriser le tourisme. La volonté de certains élus serait donc de transformer ce site unique en une seconde côte d’Azur entièrement dédiée aux plaisanciers. La construction de Marinas et de résidences viendrait remplacée les parcs à huitres des ostréiculteurs.
Les Ostréiculteurs multiplient depuis plusieurs semaines les actions symboliques afin de faire entendre leur colère (vente d’huitres malgré l’interdiction…) Ajoutons qu’une pétition regroupant plus de 26 000 signatures et réclamant la réouverture de la vente a été déposée.
Soyons solidaires du combat mené par les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon !
Défendons les emplois et le patrimoine de la région !
La rentrée scolaire de cette année 2009 est une fois de plus l’occasion de constater à quel point notre système éducatif souffre des réformes incessantes du gouvernement.
Principal problème, les suppressions de postes dans le primaire et le secondaire. 11 200 pour la rentrée 2008, 13 500 pour celle de 2009 et 16 000 de prévu pour Septembre 2010… Cette saignée sans précédent va se poursuivre pour les années 2011 et 2012 où on annonce déjà un total de 40 000 suppressions de postes !
Ce constat intervient au moment où le nombre des élèves de collège et de lycée ne cesse d’augmenter. Que va-t-on faire face à une importante montée des effectifs alors qu'on nous annonce une réduction croissante du nombre d’enseignants ? Le gouvernement bourgeois affirme bien sûr qu’il n’y a pas de raisons de s’alarmer et que ces suppressions de postes sont calculées et bien sûr « nécessaires ». Mais le résultat est là : classes surchargées dans le public comme dans le privé, qualité de l’enseignement qui se dégrade, options de langues ou de spécialités qui se raréfient, des filières qui disparaissent et même des élèves qui sont de plus en plus nombreux à se retrouver sans établissement pour les accueillir…
Bref, un constat alarmant qui s’explique par la volonté de la Bourgeoisie de récupérer de l’argent partout où cela est possible. Crise oblige, en supprimant des postes d’enseignants, l’Etat bourgeois fait en effet des économies impressionnantes au détriment de la qualité de notre enseignement… Jusqu'ou ira cette casse de l'éducation? Le droit à l'instruction est pourtant une liberté fondamentale qu'on ne peut interdire ainsi.
Les familles aisées pourront à l'avenir se payer le luxe d'inscrire leurs enfants dans des établissement privés
afin de leur donner un enseignement décent. Mais qu'adviendra t-il des enfants issus des milieux populaires, des fils et des filles d'ouvriers et de paysans?
La réalité c'est que l'éducation est en train de se fermer au Prolétariat, à ceux qui n'ont rien, elle devient
un privilège de plus pour les riches, pour ceux qui possèdent le Capital entre leurs mains...
Le seul et unique but de la bourgeoisie étant le surprofit (C'est à dire d'extirper le plus de plus value aux
travailleurs), elle va adapter son système d'enseignement en fonction de ses besoins. La bourgeoisie a deux imperatifs essentiels pour sa survie. Elle a dans un premier temps besoin de cadres
pour contrôler sa politique impérialiste, qu'elle va former à travers des écoles excecivement chères et donc inaccessibles aux enfants de travailleurs. Dans un second temps, il lui faut une main
d'oeuvre peu chère, corvéable à merci et dont l'enseignement est réduit au strict minimum. Les enfants issus des milieux populaires et qui n'ont pas les moyens de se payer des études supérieurs
devront se contenter de ce "strict minimum" en allant dans des écoles publiques ou on fera d'eux une main d'oeuvre docile et sans spécialisation.
Cette main d'oeuvre intellectuelle et manuelle est donc formée par la bourgeoisie pour servir les intérêts économiques. Avec la cise actuelle, la bourgeoisie cherche à se débarrasser de la petite bourgeoisie (composée d'intellectuels en sociologie, psychanalyse, histoire ou encore en langues...) dont elle n'a plus besoin et qui s'était formée dans les années d'après guerre, au moment où le capitalisme français connaissait des jours heureux. Comme nous l'avons vu, seuls comptent les cadres pour son économie et la main d'oeuvre corvéable à merci et sans spécialisation...
La seule façon de l'emporter pour une véritable éducattion au service du peuple est de s'engager sur la voie révolutionnaire.
Oui à un enseignement ouvert à tous, de qualité, gratuit, public et laïque!
Stop à la casse de l'éducation par l'Etat bourgeois!